Os três principios da fenomenologia de Husserl

 trois principes méthodiques fondamentaux constituent, dans la méthodologie phénoménologique élaborée par Husserl, le legs husserlien fondamental pour les phénoménologues de toutes tendances, dans la mesure où ils définissent l’unité et la spécificité de « la » phénoménologie, et constituent ainsi le motif essentiel du rattachement conséquent de ces chercheurs au « mouvement phénoménologique » : l’exigence intuitionniste du retour « aux choses-mêmes » ( « auf die Sachen selbst zurückgehen » )1 , le « Principe des principes » formulé au § 24 d’Ideen... I 2 , et la réduction phénoménologique.

ne peut consister qu’en une restitution de l’accès direct aux signifiés eux-mêmes comme tels

L’exigence d’intuitivité, même adoptée comme position méthodique unique et systématique, ne suffit pas par elle-même à nécessiter qu’on identifie les « choses-mêmes » auxquelles il faut revenir, avec des vécus de conscience ; et encore moins avec des systèmes noétiques transcendantaux, en tant que structures régulatives de la conscience d’objet, ou « subjectivité transcendantale ». Ainsi, transférée à la sphère des actes perceptifs, où c’est précisément la réalité effective du monde qui prétend nous être donnée, et ce comme transcendante, l’équivalence : « choses-mêmes » = vécus intentionnels, ne va évidemment plus de soi. nc impossible de justifier l’interprétation idéaliste-transcendantale de la phénoménologie en faisant appel uniquement à son premier concept méthodique, le retour à l’évidence de la présentation intuitive des « choses mêmes » que vise « à vide » l’intentionnalité signitive.

« principe des principes » du § 24 d’Ideen... I.  n’est qu’une reprise généralisée et axiomatisée de l’exigence d’intuition ultime qui était déjà implicitement contenue dans le motif du « retour aux choses-mêmes ( La traduction de « Gegebenheit » par « donnéité », en dépit de la monstruosité du néologisme, ne prétend pas éluder la prise en compte de l’approfondissement absolument décisif apporté à la problématique du phénomène par les recherches phénoménologiques de Jean-Luc Marion, spécialement dans Étant donné. Au contraire, cette expression paraît requise pour marquer l’écart entre la donation comme source originaire du donné, telle que la dégage et la montre le travail de J.-L. Marion, et le produit de sa retombée phénoménale au stade où Husserl l’appréhende. La « Gegebenheit » husserlienne désigne le statut de ce qui se trouve déjà donné ; elle ne se confond pas avec le processus de la (Sinn-) Gebung. L’objectivation réflexive qu’effectue le regard phénoménologique chez Husserl re-saisit toujours le donné, même primaire (p. ex. le datum hylétique en cours de constitution), même originaire (l’impression originaire du présent vivant), après sa donation : dans son être-(déjà)-donné, ou sa « donnéité » (Gegebenheit).

Elle se définit alors uniquement par trois articles de méthode : la reconduction des concepts scientifiques idéaux et des significations aux vécus intuitifs correspondants, comme origine de leur sens ; le recours à la simple description des actes intentionnels vécus, dans une phénoménologie qui se veut « psychologie descriptive » ; et l’usage méthodique de l’idéation, ou « abstraction idéatrice », pour conférer à ces constats descriptifs la validité de vérités aprioriques. L’orientation dominante et l’esprit général de cette méthode, c’est donc l’objectivisme de la connaissance2 ; et c’est la possibilité ainsi rétablie d’accéder méthodiquement, dans une démarche proprement philosophique, indépendante des sciences de la nature, à des évidences absolument objectives, et d’une positivité idéale1 incontestable

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