A redução em Husserl
As LU não precisam da redução (tese de Lavigne)
Elle laisse son objet, le vécu restitué à son intuitivité – que Husserl appelle alors le « donné » – et élevé à la généralité idéative, dans une totale indétermination ontologique. C’est précisément cette indétermination qui s’est révélée si féconde et si prometteuse ; opérant de facto comme une indifférence métaphysique positive, elle laissait à chaque phénoménologue, selon ses questions et son objet thématique propres, une liberté d’investigation, une souplesse méthodologique et une latitude d’interprétation illimitées, qui ne laissaient plus valoir pour tout critère de validité que l’intuitivité du donné. Ainsi, alors même qu’aucun de ses élèves, ou disciples plus lointains, n’avait adopté luimême l’attitude de la réduction phénoménologique transcendantale, tout s’est passé comme si le mouvement phénoménologique, délaissant le procédé, en avait pourtant retenu le résultat ; comme si, paradoxalement, loin d’avoir échoué à transmettre à ses élèves ce « Sésame » de l’univers des phénomènes purs, comme il en était persuadé, Husserl n’avait que trop bien réussi, en leur rendant superflu le processus de passage de l’attitude « naturelle » à l’attitude de pensée phénoménologique. p. 32
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